Un lavoir, faute de faire démolir la maison

En 1998 ma tante C… a acheté la maison à sa sœur pour une bouchée de pain (cinq mille francs). Elle pensait la faire démolir et « remettre la parcelle en pelouse »; mais le prix du devis l’a faite changer d’avis. Elle a préféré la céder à ses enfants qui nous l’ont vendue en 2004. Entre temps les francs avaient cédé la place aux Euros et les vieilles pierres ont pris un air de vieux château. Les dessous de table pour camouflant la plus-valu ont autorisé un prix de vente de 20000 € assorti d’autres conditions imposées par la tante, comme la fermeture des fenêtres du hangar et l’amputation de 100 m² de la parcelle originale, nous interdisant ainsi de faire le tour de notre maison et de profiter du lavoir, vestige de l’entre deux guerres. Il faut dire que la tante n’en était pas à sa première largesse. Elle s’est octroyé le droit de déshériter un enfant suite aux calomnies d’un autre qui avait ses faveurs.

Ce trapèze d’herbe est devenu symbole de domination.
Le respect des ancêtres pourrait permettre une suite heureuse.
Ces pots et suspension de cheminée ont disparu avant l’achat.
La haie matérialisait la limite de la parcelle originale.
Le château de pierres avait quelques gouttières !